À propos de moi
Curriculum Vitæ
Je suis né en 1990.
Pyrénéen d’origine, je suis désormais installé à Ornon, aux portes des Écrins, dans les Alpes françaises.
Ingénieur de formation, je travaille en tant qu’Accompagnateur en Montagne depuis l’été 2023. Je travaille pour les bureaux des guides de la Bérarde, des 2 Alpes et de l’Oisans.
Passionné de montagne, je suis aussi grimpeur, alpiniste et skieur sur mon temps libre. Depuis 2023, je suis Président et membre du Club Alpin Français « Pays d’Oisans ».
Mon rapport à la montagne
Combien de fois je me suis posé la question de la vanité de parcourir les reliefs ? Après être né et avoir grandi dans les Pyrénées, où mes parents m’ont transmis le goût de la montagne, j’ai fait une excursion en ville pour mes études d’ingénieur et mes premiers boulots. Mais dès que j’en avais l’occasion, je revenais visiter les reliefs, soit pour y skier, soit pour y randonner avec des amis à qui je faisais découvrir (avec plus ou moins de succès) les longues journées de marche éreintantes. Finalement, on a décidé, avec Claire, ma compagne, de venir s’installer définitivement en montagne, direction les Alpes et la magnifique vallée de la Lignarre. C’est là que je me suis formé au métier d’Accompagnateur en Montagne.
Combien de fois on m’a tanné avec l’absurdité de « monter pour redescendre », de marcher sans but, d’errer, de baguenauder ? Si l’on connait généralement bien la dernière phrase du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus, on oublie souvent l’avant-dernière phrase : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme ». Accepter cela, ça a été pour moi l’occasion de comprendre qu’il n’y avait pas que la quête des sommets. Quoi de plus jouissif que de se perdre pour mieux se retrouver, que d’apprendre à connaître les moindres recoins d’une montagne qui change du tout au tout selon la saison ou l’instant du jour, que de comprendre que tout cela vit et qu’en être spectateur peut tout simplement être réjouissant.
Combien de fois on m’a demandé comment je pouvais m’intéresser à ces fleurs sans intérêt, à ces forêts chiantes comme la mort, à cette neige froide et humide ? C’est que, pour remplacer la soif de voyages qui caractérise souvent ma génération (et la précédente) et qui ne m’a jamais parlé, pour répondre aux injonctions à quitter mes montagnes, j’ai dû construire une autre forme de désir. Celle-ci réside dans la re-découverte perpétuelle, à des échelles différentes (de temps ou d’espace) de ce qui m’entoure. Les montagnes sont comme des fractales qu’une vie entière ne suffirait pas à parcourir entièrement. J’ai appris au fil de mes randonnées et de ma vie en montagne qu’il n’y avait pas besoin d’aller bien loin pour renouveler mon émerveillement.
Et c’est tout ça que j’ai envie de partager, aujourd’hui.
La botanique
La cuisine
La nivologie